Thème
Le débat de la Propriété intellectuelle contre la biodiversité
Le sous-titre est tout aussi éloquent : Géopolitique de la diversité biologique» Cette biodiversité… nous la redécouvrons. Pas une revue, même éloignée pourtant du sujet, qui n’aborde la question d’un nouveau conservatoire de pommes de terre, de pomme en l’air, de Camélias ou de Magnolias… ou plus prosaïquement de tomates, comme le château de la Bourdaisière avec son parc, en Indre et Loire.
Où avons-nous trouvé cette information ? Dans le numéro hors série de la revue Connaissance des Arts intitulé « Le patrimoine en France en 2011 ». Oui, la biodiversité est un merveilleux « patrimoine de l’humanité » et notre planète n’est pas la chasse gardée ou plutôt le terrain de rapines faciles de sociétés de biotechnologie, semencières ou pharmaceutiques. Participation, échange, collecte, reproduction,… constituent pourtant des critères qui, de tout temps, ont fondé notre rapport vivant au végétal, donc à notre subsistance, mais aussi à la dimension ornementale de nos parcs et jardins. Tout a volé en éclat avec les brevets, la marchandisation, les sélections agronomiques et horticoles, soumises au versement de royalties. Or, cet héritage commun de l’humanité - la biodiversité et la nature - ne sont pas des marchandises exploitables comme n’importe quelle autre marchandise. Jusqu’à quand pourrons-nous échanger et semer à la volée nos semences de… Pavot ??? Voici donc un ouvrage très documenté et passionnant pour comprendre les mécanismes permettant d’aller de la propriété intellectuelle - hautement respectable en soi - à la biopiraterie, hautement condamnable ! L’ouvrage cité est une œuvre collective, rédigée sous la direction de Julie Duchatel et Laurent Gaberell.
Lu pour vous par: Alain Quiot, Architecte-Paysagiste, Terrehistoire
